Séminaire de l'aire "Asie" (axe 5) associé au séminaire de l'axe 3 "Pouvoirs, sociétés, cultures"

Aire Asie Pouvoirs, sociétés, cultures Séminaire
Salle F0.13 - Maison de la recherche -Campus du Pont-de-Bois à Villeneuve D'Ascq

Dans le cadre du séminaire de l'Aire Asie de l'axe 5 "Approches aréales", associée à l'axe 3 "Pouvoirs, sociétés, cultures", Naoko Tokumitsu-Partiot (MCF, Inalco) présentera son ouvrage intitulé :

Les yeux de la ville - Vigilance et lien social. France-Japon, analyses croisées, chez Éditions Maisonneuve et Larose / Hémisphères, 2021.

Cette manifestation est organisée en collaboration avec la Société française des études japonaises (SFEJ) dans le cadre du séminaire itinérant de la SFEJ.

Date et lieu : mardi 24 octobe de 16h à 18h en salle F0.13, Maison de la Recherche, Campus Pont de Bois, Université de Lille (manifestation organisée également en distanciel)

Résumé de l’ouvrage:

En réponse à un sentiment croissant d’insécurité, les actions de prévention initiées par des particuliers se multiplient.

Ce livre étudie leur récent développement à l’échelle du quartier, en France et au Japon, et en propose une analyse croisée entre les deux pays. Car, tout en accordant de l’importance au lien social, la France et le Japon adoptent des approches contrastées. Ainsi, en France, ce type d’action est surtout le fait d’agents formés ou rémunérés, alors qu’au Japon, le nombre de bénévoles chargé du maintien de l’ordre est en augmentation.

Dans le cadre de pratiques telles que les « médiateurs de rue » et les « voisins vigilants » en France, et les groupes d’habitants au Japon, le fait que la prévention tende à trier les citoyens au nom de valeurs considérées comme autant de « biens » du quartier transparaît notamment, au Japon, dans les actions des habitants pour la « fabrique de la ville » (machi-zukuri); tandis qu’en France, les liens sociaux représentent surtout un outil à disposition d’agents spécialisés. Revêtant une portée d’éducation morale, le quartier japonais peut alors apparaître, en contraste avec le cas français, comme une forme de famille visant à se substituer à la famille contemporaine jugée défaillante, sur fond de réappropriation de la notion de tradition, considérée comme une charnière dans un contexte de délitement des liens sociaux au sein de la famille.


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