Circulations, contacts, matérialités


Humanités environnementales

Humanités environnementales

CoordinationLucie De Carvalho, Solveig Dunkel, Sophie Musitelli et Cyrian Pitteloud

                 Objectifs et politique scientifique

La structuration d’un « nouvel axe transversal sur des thématiques liées à la transition écologique et aux humanités environnementales » figure dans la trajectoire du Cécille pour le quinquennal 2026-2030 (dossier d’autoévaluation HCERES du Cécille p. 49). La création d’un « troisième axe transversal sur des thématiques liées à la transition écologique et aux humanités environnementales » figure d’ailleurs parmi les points forts de l’unité relevés par le comité du HCERES dans son rapport (p. 9). Nous voulons donc donner une existence officielle au programme transversal en humanités environnementales du Cécille, qui est actif depuis juin 2024, dans le cadre du nouveau contrat, à partir du 1er janvier 2026.

Le programme transversal “Humanités environnementales” se veut un pont entre le Cécille et les autres laboratoires qui travaillent sur ces questions (à l’UdL et au-delà), mais également avec la recherche dans ce domaine dans le monde non académique (associations, chercheurs en entreprise…). L’objectif est également de faciliter l’intégration des membres du Cécille qui le souhaitent dans les fédérations de recherche en cours de création à l’UdL autour de ces questions, notamment l’Institut des Transitions Écologiques et Sociales et le GREC, qui est un groupement de recherche régional sur l’écologie et le climat. Cela nous permettra de renforcer les collaborations interdisciplinaires avec des collègues en sciences expérimentales et avec le monde de la recherche non académique. Nous souhaitons également concevoir ce projet d’axe transversal en lien avec les formations, dans le cadre des préconisations du rapport Jouzel en Licence et du développement des humanités environnementales en master et doctorat, notamment dans le cadre du nouveau programme gradué porté par la faculté autour des humanités environnementales. Nous souhaitons que le programme transversal soit également un lieu de réflexion collective sur la participation du Cécille aux actions de transitions.

Le programme regroupe des chercheurs et chercheuses doctorants·e·s, associé·e·s et titulaires spécialistes d'aires culturelles et de disciplines variées, entre histoire, littérature et traductologie. Afin de croiser les perspectives et les méthodologies, nous travaillons moins sur des objets ou motifs que sur des problèmes communs à travers les problématiques

Zones d’interfaces, de controverses, d’extraction

Territoires en transition et en reconstruction

Ces problématiques se déclineront en plusieurs thématiques structurantes : « Le déchet », « Productivisme et ressources », « Habitabilité ». La question des zones d’interface permet également d’accueillir celle du contact entre les espèces, qui sera au cœur de nos réflexions. Les zones d’interfaces et de controverses pour ce projet sont également celles des frontières et échanges entre les différentes disciplines représentées dans ce programme, et une grande partie des événements scientifiques passés et à venir portent sur des questions méthodologiques autour de la pratique de l’interdisciplinarité en études environnementales.  

Nous adoptons pour cela des formats variés, entre ateliers collaboratifs, journées d'étude, séances de lectures, projections de films ou de documentaires et tables rondes.

Le groupe s’est doté d’un site internet pour donner davantage de visibilité à ses activités : https://greencecille.wordpress.com/

 

Activités scientifiques

Bilan

Deux premières réunions des collègues du Cécille intéressés par les problématiques  humanités environnementales les 27 juin et 4 septembre 2024.

Déjeuner-réunion le 6 février 2025 pour mettre en commun nos thématiques de recherche.

Venue d’une collègue Kiuchi Kumiko (Université des sciences de Tokyo) le 4 février 2025, en collaboration avec les axes 3 et 5 (aire Axie)

Venue de Tom Nurmi (Université de Trondheim) le 18 mars 2025 à travers le dispositif de conférencier invité.

Réunion des membres du groupe le 27 juin 2025 pour mettre en place le planning d’activités du programme.

Journée d’atelier collaboratif « La littérature au contact des mondes vivants » le 17 octobre 2025, en partenariat avec l’axe 1 : présentations scientifiques, lecture, débats autour de la relation de l’écriture littéraire aux écosystèmes et à la crise environnementale.

Conférence du 6 novembre 2025 “Settlers, colonial nature, and cultures of prayer and worship in times of crisis in the nineteenth-century British Empire” en partenariat avec l’Aire Irlande et l’axe 3.

Journée d’étude du 4 décembre 2025 « Frontières écologiques : circulations, conflits et imaginaires » en partenariat avec l’axe 1 sur la façon dont on peut créer des dynamiques de recherche et d’enseignement autour des questions environnementales au sein d’un laboratoire (invitées : Béné Meillon, Camille Manfredi, Claire Cazajous-Augé, Laura Ouillon).

Réunion le 4 décembre 2025 des membres du groupe pour rédiger ensemble le document de présentation du programme transversal en humanités environnementales du Cécille dans la perspective d’un démarrage officiel au 1er janvier 2026.

 

Planning des prochains événements

Février 2026 : Projet de table ronde sur « Le changement climatique à la croisée des disciplines et des méthodologies » co-organisé par Lucie De Carvalho, Sophie Musitelli et Nsah Mala. Cette table ronde poursuit le travail initié lors de la journée du 4 décembre, mais étend la réflexion à la nécessité du travail commun entre sciences humaines et sciences expérimentales.

Mars 2026 : Séance de séminaire avec Jona Heita, maître de conférences sur le tourisme et la faune sauvage à l’Université de Namibie, séance sur le community-based wildlife, co-organisée par Lucie De Carvalho.

27 mars 2026 : Journée d’étude sur « Les visages de l’anthropomorphisme », co-organisée par Amélie Aubert-Noël et Marion Clanet. L’AAC a circulé sur les listes du Cécille. Journée consacrée notamment à la question de la représentation des subjectivités et des agentivités animales.

Deux événements autour de l’extractivisme et de la possibilité du post-extractivisme : 

  • Mars 2026 : Thomas Dutoit souhaite faire venir Michael Jonik, Professeur à l’Université de Sussex et spécialiste de Thoreau et des thématiques en lien avec les questions environnementales. Il parlera de “What is Post-Extractivism?” le 19 mars (16-18h) si la demande de professeur invité est acceptée.
  • Printemps 2026 : projection du documentaire sur l’extraction et les mines au Japon (co-organisé par Cyrian Pitteloud et Aurélien Allard)

Printemps 2026 : journée d’étude « humanités environnementales et civilisation : enjeux méthodologiques et épistémiques », co-organisée par Vanessa Alayrac-Fielding, Isabel Scheele et Lucie de Carvalho (Axe 3). Cette journée, axée sur les différentes méthodologies, fera pendant à la journée d’atelier « La littérature au contact des mondes vivants » et à la journée d’étude sur les « Frontières écologiques ».

Juin 2026 : Colloque sur « Science et Participation dans le monde anglophone » à l’Université de Lille, co-organisé par Marie Ruiz (UPJV), Arnaud Page (Sorbonne Université) et Lucie de Carvalho.

Poursuite de la politique de projection de documentaires et de films à la rentrée 2026.

Printemps 2027 : projet de colloque sur la question du déchet en littérature et en civilisation (proposition portée par Lucie De Carvalho et Solveig Dunkel).

Chercheurs concernés

Louise Atkinson

Amélie Aubert-Noël

Yannick Bardy

Jean-Philippe Bareil

Constantin Bobas

Élodie Carrera

Laurent Châtel

Marion Clanet

Cédric Courtois

Barbara Cousin

Laura Depré

Ilanit Derimian

Thomas Dutoit

Isabella Falaschi Levy

Clément Fradin

Garik Galstyan

Carlos Garcia Macias

Claire Hélie

Clara Joubert

Andrei Kosovoi

Mylène Lacroix

Elad Lapidot

Émilia Le Seven

Céline Lochot

Nsah Mala

Gert Meesters

Clara Louise Mourier

Laura Ouillon

Isabell Scheele

Samuel Trainor